Cinémascope

Ces films-là, ils m’ont stupéfait, ils m’ont touché au plus profond, ils m’ont donné envie de les revoir, de lire tout ce qui s’est écrit dessus, et finalement d’écrire moi-même. Pour vous donner envie de les découvrir à votre tour.

  • Le bon, la brute et le truand

    C’est l’un des côtés du carré magique du western, avec Danse avec les loups, La porte du paradis et Il était une fois dans l’ouest. En 1966, Sergio Leone achevait la déconstruction du western classique par une fresque démente avec la guerre de Sécession en toile de fond. Les camps de la mort, les tranchées de Verdun et le cynisme des GI à la Libération se laissent aisément deviner dans ce film à l’humour désespéré.

  • Land and freedom

    De la terre grise dans un foulard rouge, des poings levés devant une tombe : onze ans avant Le vent se lève, Ken Loach nous offrait sa vision de la guerre d’Espagne, une guerre des républicains contre Franco mais aussi des staliniens contre ceux qui croyaient encore à la révolution. Déchirant et magnifique.

  • Alien

    Bien plus qu’un film de science-fiction dans l’espace, beaucoup mieux qu’un film d’épouvante avec créature hideuse, Alien (le premier, celui de Ridley Scott) est avant tout une parabole organique. Il y est en effet question de tubes, de systèmes digestifs, et même, en quelque sorte, d’enfantement.

  • Duel

    Steven Spielberg a beau être, probablement, le réalisateur du vingtième siècle à avoir fait le plus d’entrées en salles, il n’en reste pas moins l’auteur d’un coup de maître pour son premier long métrage, qui n’en était d’ailleurs pas un. Retour sur Duel, le plus western des road-movies.

  • Les sentiers de la gloire

    Stanley Kubrick a réalisé une bonne demi-douzaine de films qui ont marqué l’histoire du cinéma. Mais avec Les sentiers de la gloire, sorti pendant la guerre d’Algérie et interdit pendant 18 ans en France, il nous plonge dans l’enfer des tranchées sans complaisance ni illusion.

  • Brazil

    Un sommet d’humour noir, un chef d’œuvre de mise en scène et de trouvailles visuelles, une réflexion sur le terrorisme et le totalitarisme, une ode à la puissance des rêves... En 1985, Terry Gilliam nous offre un des sommets de l’histoire du cinéma.

  • Décalogue un

    Le premier épisode d’une série de dix réalisés par Krzyzstof Kieslowski pour la télévision polonaise dans les années 80. Avec un minimum de moyens mais un maximum d’humanité, une épure impressionnante.

  • Un monde parfait

    Eastwood et Costner dans la même histoire, avec un gamin déguisé en fantôme au milieu, ça donne un film qui prend constamment la tangente avec les lois du genre.

  • Danse avec les loups

    En prenant un maximum de risques pour un film qu’il a porté à bout de bras, Kevin Costner donne un nouveau souffle au western, en imaginant ce qu’aurait donnée la fusion entre les Sioux et les Blancs.

  • De beaux lendemains

    Atom Egoyan adapte le roman de Russell Banks et réalise un ovni cinématographique. En tête de mon palmarès personnel depuis dix ans.

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